Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Innovalor.com

DESCRIPTION TECHNIQUE DU PROCEDE DAVID

26 Février 2009 , Rédigé par Philippe DAVID

Le procédé DAVID est mis en oeuvre dans un processus de désodorisation physico-chimique consistant en un transfert de molécules gazeuses odorantes vers une phase liquide. Ce procédé se caractérise par un lavage chimique de l'air vicié à contre courant, à l'aide de solutions aqueuses alcalines, à l'intérieur de tours placées en série.
Ces tours sont garnies de matériau inerte qui favorise le contact gaz-liquide.
Suivant la nature du composé à éliminer, un agent neutralisant basique est ajouté à l'eau de lavage afin d'accélérer le transfert gaz-liquide, et ainsi augmenter l'efficacité du traitement. L'addition complémentaire d'un réactif spécifique contribue à son tour, non seulement à intensifier ce processus de transfert, mais aussi à régénérer les eaux de lavage en modifiant chimiquement les molécules absorbées qui possèdent la propriéré d'être inodores et biodégradables.

Le procédé DAVID permet de traiter des effluents gazeux très concentrés pouvant aller jusqu'à 100 mg/m3 de composés odorants. Très fiable, cette technique atteint des rendements épuratoires supérieurs à 99 % garantissant l'absence totale des nuisances olfactives soufrées.
Les caractéristiques d'un matériau inerte qui favorise le garnissage (nature, surface spécifique, volume, hauteur) sont calculées pour optimiser le temps de contact gaz-liquide et le transfert des molécules.

 

Comment fonctionne ce nouveau procédé ?

La présente invention s'est donné pour but de pourvoir à un procédé d'épuration d'effluents gazeux ou liquides contenant un ou plusieurs dérivés soufrés, tels que H2S, mercaptans ou SO2, qui élimine les inconvénients des solutions visant au même but proposées dans l'Art antérieur, notamment en ce que le procédé selon la présente invention permet un rendement d'épuration quantitatif de l'ordre de 100%, ne nécessite pas d'installation particulière (utilisation de n'importe quelle colonne de lavage de gaz, par exemple), et fournit un produit de substitution stable, biodégradable et non toxique.
La présente invention a pour objet un procédé d'épuration d'effluents (gazeux ou liquide) contenant des dérivés soufrés (H2S, alcoyl-mercaptan, SO2), caractérisé en ce qu'il comprend:

(A) l'alcalinisation de l'effluent à traiter à un pH > 9 en présence d'une base de formule générale M-OH dans laquelle M représente un métal alcalin, un métal alcalino-terreux, un agent de condensation entre la partie organique d'un réactif spécifique et le dérivé soufré ou un agent de transfert de phase et notamment un ammonium quaternaire ou un ligand.

(B) La mise en contact du produit en (A) avec un réactif organique spécifique désigné par Z-Réactif. Le principe des réactions chimiques est schématisé comme suit:

  • - cas d'un mercaptan:
    R-SH + Z-Réactif + M-OH ----> R-S-Réactif + MZ + H2O
  • - cas de l'hydrogène sulfuré:
    H2S + 2 Z-Réactif + 2 M-OH ----> S-(Réactif)2 + 2 MZ + 2 H2O
  • - cas de l'anhydride sulfureux:
    SO2 + Z-Réactif + 2 M-OH ----> MSO3-Réactif + MZ + H2O

Selon un mode de mise en oeuvre avantageux du dit procédé, les étapes (A) et (B) sont réalisées simultanément.

Ce procédé de captage et de dépollution s'applique également au traitement simultané de plusieurs dérivés soufrés, éventuellement associés à d'autres gaz (acides ou autres).

 

Equipement nécessaire pour le procédé DAVID

Le procédé conforme à l'invention ne nécessite pas d'équipement spécifique particulier.
Habituellement, on utilise des laveurs en série; le traitement d'un mélange de polluants se fait en 2 ou 3 étages en série. Le plus souvent un étage de traitement acide pour l'élimination des composés azotés, suivi d'un étage de traitement basique oxydant ou de traitement oxydant suivi d'un traitement basique. Dans le procédé DAVID, les deux derniers étages contiennent le réactif en milieu basique. Le 3ème étage servira de garde de saturation du 2ème étage.

Le procédé conforme à l'invention permet d'obtenir un produit traité liquide absolument inodore et incolore qui peut être directement évacué vers un bassin d'auto-neutralisation d'une station d'épuration; de plus, l'acidification ne régénère pas de mercaptan, de SO2 ou d'hydrogène sulfuré.
Le traitement biologique en station d'épuration ne crée pas non plus de nouvelle nuisance, ni au niveau de la station elle-même, ni au niveau du réseau d'assainissement.
Les mesures DBO (Demande Biologique en Oxygène) et DCO (Demande Chimique en Oxygène) sont améliorées comparativement aux procédés de destruction oxydants classiques.

Lire la suite

Mémoire des odeurs

22 Février 2009 , Rédigé par Philippe DAVID

Le système olfactif

Le système olfactif apporte des informations sur un environnement chimique. Participant à la localisation d'aliments potentiels, à l'identification de congénères, ou à l'établissement de relations de communication aux conséquences importantes sur l'organisation sociale, les informations olfactives contrôlent de nombreux comportements.
Le support d'information n'est pas une grandeur physique, comme la longueur d'onde électromagnétique pour la vision, ou les variations fréquentielles de la pression pour l'audition, mais une conformation particulière, physico-chimique, de l'énergie, portée par des produits chimiques volatils: les odorants.
Nous baignons la plupart du temps dans un nuage complexe de molécules volatiles. Notre système olfactif doit donc en extraire des informations. Pour ce faire, on peut considérer qu'il fait jouer deux fonctions: discrimination et identification.
La fonction de discrimination permet l'extraction de signaux dans un bruit de fond et la distinction des signaux entre eux.
La fonction d'identification réalise quant à elle une reconnaissance de ces signaux, les confrontant à des informations stockées, attribuant ainsi une signification au stimulus.
L'ensemble de ces fonctions qui conduisent à la perception olfactive repose sur des mécanismes physiologiques qui sont la réception des molécules odorantes et la mémoire olfactive.
La sensation d'odeur est créée par les récepteurs olfactifs situés à la partie supérieure de chaque fosse nasale, reliés au bulbe olfactif cérébral à travers la lame criblée.
L'olfaction est le seul sens pour lequel les neurones sont exposés directement sur l'environnement extérieur sans aucune protection contre les agressions de certaines substances.



La perception des odeurs

La perception d'une odeur résulte d'un stimulus très rapide, presque instantané, qui comporte plusieurs informations parmi lesquelles, l'intensité et la qualité de l'odeur.
Au niveau de l'intensité, notre odorat se comporte comme pour la notion de chaud et de froid. L'intensité du signal est importante au début de la perception puis baisse progressivement avec l'adaptation.
Sur le plan qualitatif, notre odorat fonctionne comme pour la notion de goût. Nous pouvons reconnaître, apprécier et classer la qualité d'une odeur.



Variations de la perception olfactive

La capacité olfactive est plus forte le matin et la réceptivité aux odeurs varie d'un individu à l'autre. Cependant, il est notoire que les femmes ont un meilleur odorat que les hommes et que les non fumeurs sont plus sensibles que les fumeurs. A partir de 60 ans, s'amorce une baisse de la sensation, de la discrimination et de l'identification des odeurs.
Plus de la moitié des personnes de plus de 80 ans ont un mauvais odorat parmi lesquels 25 % des sujets ne sentent plus rien.
La perception olfactive est influencée, chez la femme, par les hormones sexuelles. Elle est augmentée lors de l'ovulation et au début de la grossesse. Par contre, une baisse de son odorat est observée en cours de menstruation, en fin de grossesse, et après la ménopause.

L'odorat connaît aussi des faiblesses. Certaines personnes sentent, par exemple, une odeur à la place d'une autre (dysosmie) ou encore identifient une odeur qui n'existe pas (phantosmie).
Le trouble le plus pénible reste la perte d'odorat (anosmie). Les causes les plus fréquentes résultent d'un traumatisme crânien avec destruction du nerf olfactif, d'infections nasales (rhinites chroniques, polypes) ou de la maladie d'Alzheimer au cours de laquelle la "lecture" des odeurs par le cerveau devient impossible.
Loin d'être un sens mineur, l'odorat est une fenêtre sur l'extérieur qui permet d'intérioriser le monde, de se souvenir et d'être en relation avec les autres.
Les anosmiques ne possèdent plus la capacité d'alerte vis à vis des dangers de leur environnement. L'odeur de brûlé, de gaz ou encore de nourriture avariée sont autant de signaux d'alerte qui leur échappent. Ils doivent compenser cette défaillance en redoublant de prudence.

 

Les mauvaises odeurs

L'odorat humain, bien que moins sensible que celui d'autres mammifères, est une source d'informations sur les substances chimiques de l'environnement.
Le nez humain est capable de reconnaître jusqu'à 4.000 odeurs à des concentrations très faibles en molécules odorantes. Les techniques analytiques ne parviennent pas toujours à atteindre un tel seuil de détection. Nous pouvons, à titre d'exemple détecter détecter l'hydrogène sulfuré à une teneur dix mille fois plus faible que la concentration toxique.

Les mauvaises odeurs contribuent souvent à l’inquiétude de la population quant à la qualité de l’air et influent sur leur style de vie. Parce que les odeurs sont facilement détectables, elles sont le principal motif de plaintes.
Parmi les contaminants de l’air, les odeurs sont les plus difficiles à gérer, du fait de la subjectivité inhérente à la mesure et à la définition de ce qui constituerait un seuil olfactif inacceptable. Les contaminants de l’air possédant une odeur désagréable sont bien plus souvent gênants que toxiques ou nocifs.
Les mauvaises odeurs ont un impact réel sur le mode de vie et le bien-être des gens, du simple fait qu’elles sont agaçantes, désagréables ou sources de complications.
Les contaminants odorants qui ont un effet nocif sur la santé ou qui ont des conséquences nuisibles autres qu’une simple gêne sont gérés selon les critères relatifs à la qualité de l’air ambiant. La concentration maximale acceptable de certains contaminants spécifiques de l’environnement sont définies réglementairement.
La Loi sur l’Air, (dite Loi Lepage) 96-1236 du 30/12/1996: SURVEILLANCE, INFORMATION, OBJECTIFS DE QUALITE DE L'AIR, SEUILS D'ALERTE ET VALEURS LIMITES, fixe des dispositions de surveillance de la qualité de l'air et de ses effets sur la santé et sur l'environnement
- objectifs de qualité, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement, à atteindre dans une période donnée ;
- seuils d'alerte, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l'environnement à partir duquel des mesures d'urgence doivent être prises ;
- valeurs limites, un niveau maximal de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement.

 

Reconnaître une substance par son odeur

Le vocabulaire humain ne permet pas de nommer avec précision une odeur comme il est possible de le faire pour décrire une couleur. Par contre notre mémoire nous permet d'associer une odeur à une situation vécue ou à un événement particulièrement marquant.
Voici quelques substances chimiques remarquables que nous avons coutume d'associer à un nom d'odeur.

 
hydrogène sulfuré
oeuf pourri
 
 
methylmercaptan
choux
 
 
ethylmercaptan
choux en décomposition
 
  allylmercaptan ail  
 
ammoniac
très piquante, irritante
 
 
méthylamine
poisson en décomposition
 
 
indole, scatole
excrément
 
 
cadavérine
viande en décomposition
 
 
acide acétique
vinaigre
 
 
acide butyrique
beurre rance
 
 
acide valérique
sueur, transpiration
 
 
formaldéhyde
acre, suffocante
 
 
acétaldéhyde
fruit, pomme
 
 
acétone
fruit doux
 
  dimethylsulfure légumes en décomposition  
  thiolane gaz (produit d'odorisation du gaz)  

 

Les "nez" professionnels

Pour mesurer une odeur, le meilleur instrument reste encore le nez dont les muqueuses olfactives sont un capteur réellement fiable. La sensation olfactive variant d'un individu à l'autre, cette méthode est limitée. Si certains riverains parlent «d'odeur incommodante» pour des émanations d'entreprises de torréfaction de café, d'autres évoquent plutôt un arôme agréable.
Cependant, ce n'est qu'à partir de mesures olfactométriques humaines qu'un bilan des émissions d'odeurs peut être dressé et que la conformité des rejets industriels peut être contrôlée. Une odeur se compose de nombreuses substances chimiques volatiles.
Les mauvaises odeurs générées par des activités industrielles comportent entre 200 et 800 principes actifs différentes. Les plus fréquentes sont des molécules soufrées à l'odeur d'œuf pourri, les molécules azotées qui sentent l'ammoniaque et enfin les acides, cétones et aldéhydes, à l'odeur âcre et rance.
L'olfactométrie permet de quantifier la concentration d'un mélange odorant et d'en déterminer une intensité.
Le résultat des quantifications s'effectue par traitement statistique des réponses d'un jury d'au moins six personnes auquel on présente l'air récolté en un point d'émission sur un site industriel.
Le gaz malodorant est prélevé à la source, une cheminée par exemple, et conditionné dans des baudruches étanches en plastique. Dans un laboratoire, l'échantillon est ensuite branché sur un olfactomètre. A l'intérieur de l'appareil, le gaz subit des dilutions successives avec un air de référence inodore. Les différentes dilutions sont ensuite présentées à chacun des "nez" qui détermine sa propre limite de détection de l'odeur. Le seuil de détection d'une odeur est donc la concentration de substance pour laquelle 50% des "renifleurs" n'ont plus de perception de l'odeur.
Les résultats sont exprimés en unité d'odeur. Par exemple, 100 unités d'odeur représente la concentration d'un gaz odorant pour laquelle il a fallu le diluer 100 fois pour que la moitié des membres du jury ne sente plus rien. Jusqu'à 1500 unités d'odeur mesurées au point d'émission, il n'existe aucune gêne pour les riverains.

 
Lire la suite

L'eau de Javel: en user sans abuser

22 Février 2009 , Rédigé par Philippe DAVID

D'ou vient l'eau de Javel ?

On doit la découverte des hypochlorites au Comte Claude, Louis BERTHOLLET (1748-1822) - Chimiste français, médecin de formation. Il mit au point l'eau de Javel en 1789 pour les lavandières des bords de Seine à Javel, petit village aux portes de Paris à l'époque.
L'eau de Javel est composée d'une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium de formule NaOCl. Sa concentration s'exprime en degrés chlorométriques (°Chl). On trouve dans le commerce des solutions prêtes à l'emploi de 10 à 15 °Chl et de l'eau de Javel concentrée à 47 °Chl à utiliser en dilution.
Ces produits peuvent également contenir des détergents et des parfums. L'eau de Javel a des propriétés détachantes, blanchissantes, désinfectantes et désodorisantes. En qualité de biocide, elle est active à l'égard des bactéries, des virus, des champignons et des algues. Elle est utilisée dans les toilettes, les sanitaires, les poubelles, sur les sols, mais également en rinçage de lessive.

 

L'utilisation intensive d'eau de Javel est-elle justifiée ?

Influencés par la publicité, nous nous efforçons de tout désinfecter, nettoyer aujourd'hui ne suffit plus! La chasse aux microbes est devenue une véritable obsession. Il faut traquer poussières, bactéries et virus à grand renfort d'eau de Javel et maintenant, nec plus ultra, sur des airs de lavande et autres senteurs vivifiantes. La gamme des produits d'entretien s'est élargie avec les produits "2 en 1": Ces détergents qui cumulent une action nettoyante et une action désinfectante grâce à l'adjonction d'eau de Javel.
Nous sommes en passe de devenir des "Javelmaniaques".
Il est grand temps de revenir à une utilisation raisonnable de l'eau de Javel. Une désinfection ponctuelle ou un bon vieux rinçage pour blanchir les torchons, tout cela reste dans le concevable.
Pourchasser et traquer tous les microbes n'est pas seulement inutile, c'est aussi nuisible pour l'environnement voir même dangereux pour la santé.
Industriellement, l'utilisation massive d'eau de Javel, que ce soit pour les traitements de désodorisation, les traitements des eaux ou autres procédés de désinfection utilisés dans les piscines par exemple, ne va pas tarder à devenir un problème de société.
Qui se souvient des jadis bienfaits de l'ozone, devenu aujourd'hui indésirable?...
N'en sera-t-il pas bientôt de même pour cette bonne vieille eau de Javel?

 

Que peut-on reprocher à l'eau de Javel ?

L'eau de Javel contient du chlore très facilement libérable (labile pour les chimistes). Lors de son utilisation puis de son rejet avec les eaux usées, le chlore libéré se combinera facilement avec certaines molécules organiques pour former des "organochlorés", composés toxiques, persistants et qui peuvent donc avoir un effet cumulatif dans les chaînes alimentaires. Certains d'entre eux sont cancérigènes et/ou mutagènes.
Si les eaux usées sont évacuées vers une fosse septique, l'apport régulier d'eau de Javel peut compromettre les équilibres biologiques de la fosse et donc son bon fonctionnement.
Le stockage et l'utilisation d'eau de Javel à la maison comportent des risques. En effet, ce produit est souvent à l'origine d'accidents domestiques.
Utilisée en mélange avec des produits d'entretien contenant un acide (détartrant, nettoyant pour sanitaires, antirouille, ...), causera instantanément un dégagement de chlore gazeux qui provoquera des effets désastreux tels que l'irritation des muqueuses et des yeux, des maux de tête, des nausées, ... Cela peut aller jusqu'au développement d'un œdème pulmonaire très grave avec risque de complications infectieuses.
Si l'eau de Javel entre en contact avec de l'ammoniaque, c'est un ensemble gazeux constitué de mono, di et tri chloramine qui se formera et qui risquera de provoquer un oedème aigu du poumon immédiat ou retardé nécessitant une hospitalisation.
La monochloramine est classée comme substance pouvant être cancérogène pour l'humain en raison de la prise en considération des divers facteurs: effets immunotoxiques possibles chez les rats, méthémoglobinémie et hémolyse chez des patients dialysés, augmentation des niveaux d'apoliprotéine B du plasma chez l'homme, etc.
Des effets mutagènes sont rapportés dans des études sur le rat.
L'essentiel de la pollution dans l'atmosphère des halls de piscines est dû aux chloramines et plus particulièrement à la trichloramine ou trichlorure d'azote (NCl3), formées par les réactions des composés azotés provenant des polluants apportés par les nageurs (urines, sueurs, cosmétiques) avec les composés chlorés utilisés pour la désinfection des eaux.
L'évaluation du risque chimique et sa maîtrise ultérieure se basent sur les données de la métrologie atmosphérique. La valeur limite de "confort " pour laquelle on n'enregistre généralement pas de plainte des salariés vis à vis des effets irritants oculaires et respiratoires est de 0,5 mg/m³ en équivalent NCl3.
Il n'existe pas à ce jour de valeur limite d'exposition (VLE).
Les centres Antipoison relatent de nombreux accidents dus à l'eau de Javel dont les victimes sont des enfants qui ont ingéré, par mégarde, de l'eau de Javel. Heureusement, ces accidents sont rarement mortels.

 

Quelques conseils

  • Pour l'entretien de la maison évitons l'utilisation d'eau de Javel. Un nettoyage régulier des pièces d'habitation suffit généralement (y compris pour les W-C). Mieux vaut dépoussiérer et nettoyer régulièrement avec de l'eau chaude et un bon détergent que de décrasser et désinfecter une fois de temps en temps à l'eau de Javel.
  • Pour enlever une tache sur un vêtement, des produits non chlorés existent dans le commerce qui agissent aussi bien sans risque pour l'environnement et qui ne provoquent pas de décoloration des textiles.
  • Si une désinfection ponctuelle s'avère nécessaire, ne jamais mélanger l'eau de Javel à d'autres produits d'entretien (ammoniaque, détartrant pour W-C, ou tout autre acide, ...): ne pas les utiliser simultanément.
    Faire un rinçage abondant entre chaque produit en cas d'utilisation l'un après l'autre. Attention, verser de l'eau de Javel dans une cuvette de W-C ou dans une litière à chats où subsiste de l'urine peut être dangereux (risque de dégagement gazeux d'ammoniac).
    ce produit doit être rangé hors de portée des enfants.
  • Acheter un produit dilué plutôt qu'un produit concentré. En effet, les produits concentrés sont toujours plus agressifs en cas d'accident.
    En cas d'accident par l'eau de Javel, contacter le Centre Antipoison le plus proche appeler et un médecin.
  • En cas de contact oculaire, effectuer un rinçage immédiat à l'eau courante sous faible pression pendant au moins 15 minutes et consulter un médecin.

 

Hypochlorite de sodium (eau de javel) NaOCl
Phrases R
R31 Au contact d'un acide, dégage un gaz toxique.
R34 Provoque des brûlures.

Phrases S
S28 Après contact avec la peau, se laver immédiatement et abondamment avec (produits appropriés à indiquer par le fabricant).
S45 En cas d'accident ou de malaise consulter immédiatement un médecin (si possible lui montrer l'étiquette).

 

Lire la suite

Procédé DAVID et désodorisation

22 Février 2009 , Rédigé par Philippe DAVID


La présente invention est relative à un procédé d'épuration d'effluents gazeux ou liquides contenant des dérivés soufrés
(H2S , alcoyl-mercaptan , SO2).

CETTE INNOVATION A BENEFICIE D'UNE AIDE DE L'ANVAR

HYDROGENE SULFURE ET MERCAPTANS
L'hydrogène sulfuré est un gaz extrêmement toxique, malodorant même lorsqu'il est présent en quantités très faibles, et corrosif. Sa présence ainsi que celle des alcoyl-mercaptans qui présentent les mêmes inconvénients que l' H2S du point de vue olfactif dans les effluents (gazeux ou liquides), industriels en particulier, représentent un danger considérable pour la santé des organismes vivants ou de l'environnement végétal. Il est donc de la plus grande importance dans la lutte contre la pollution, d'éliminer l'hydrogène sulfuré ainsi que les alcoyl-mercaptans présents dans les effluents industriels (industries liées à l'énergie, chimie, industrie du bois, du papier et de la viscose, industries de l'agro-alimentaire), dans les déchets (industrie des sous-produits d'animaux, déjections animales, déchets ménagers) ou dans les stations d'épuration.

DIOXYDE DE SOUFRE (SO2)
La présence du SO2 dans les effluents, industriels en particulier, représente également un danger considérable pour l'environnement végétal; en effet, son émission est responsable d'une augmentation d'acidité dans l'atmosphère et génère le phénomène de pluie acide. Les industries productrices de SO2 sont notamment les raffineries, les industries de traitement des déchets des hydrocarbures, les industries chimiques (chimie minérale: production d'acide sulfurique et d'oxyde de titane; chimie organique), les industries du papier, les industries agro-alimentaires et les industries des matériaux. Diverses solutions ont été proposées pour éliminer ces différents composés soufrés des effluents (gazeux ou liquides).

Le procédé DAVID face aux odeurs

Les odeurs nocives ou non, que nous respirons quotidiennement sont déterminantes pour notre bien-être et notre santé. Avec le temps, l'individu parvient à s'habituer aux mauvaises odeurs et celles-ci étant invisibles, aucune disposition n'est généralement prise pour s'en protéger.


A la lecture des solutions aujourd'hui proposées pour lutter contre ce que l'on appelle les " mauvaises odeurs ", on voit bien que le slogan universel est : TOUT DOIT SENTIR BON !.
Les producteurs l'ont bien compris ; le marché des odeurs est vaste et rapporte gros!
Désodorisants permanents, vaporisateurs, plaquettes WC pour masquer les pestilences, tissus parfumés, diffuseurs de parfum et multiples senteurs pour rafraîchir et embaumer.
Les gammes sont larges et proposées dans une multitude de conditionnements. Ces produits contiennent généralement un support, un parfum naturel ou synthétique, un gaz propulseur (aérosol) et des additifs (conservateurs, désinfectants,…).
Plusieurs de ces composants sont réputés nocifs pour la santé (irritants, allergisants, voire cancérigènes,…). En les vaporisant dans l'atmosphère ils viennent s'ajouter aux polluants qui la contaminent déjà. Si pendant longtemps les parfums d'intérieur ont tenté tant bien que mal de masquer temporairement les mauvaises odeurs, un nouveau concept est né depuis quelques années : le produit " destructeur d'odeur " aussi appelé neutralisateur d'odeurs.
Ces familles de molécules " destructrices d'odeur " ont la particularité de se lier avec les molécules responsables des odeurs qui nous importunent, sans pourtant entrer en réaction chimique. Contrairement aux bombes et sprays odorants, les destructeurs d'odeurs ne prétendent plus de masquer les odeurs mais bien de les neutraliser.
Le concept est qu'à chaque mauvaise odeur correspond une autre odeur qui, mélangée à la première l'annule.
Evidemment, si le principe est simple à comprendre, pour le mettre en oeuvre et neutraliser la plupart des odeurs, on s'aperçoit que les produits utilisés sont, soit des huiles essentielles, soit des principes odorants dont l'avantage revendiqué est de laisser une agréable et légère senteur dans l'atmosphère.
Il existe aussi la " désodorisation biochimique active " qui met en contact des sels métalliques et des produits biochimiques à base de parfum aromatisé entièrement biodégradable, agissant en oxydo-réduction sur les molécules malodorantes. La notion de " désodorisation ACTIVE " est respectée mais pourquoi y ajouter un parfum aromatisé ?
Toute personne sensée ne manquera pas de remarquer qu'aucun de ces " destructeurs d'odeur " ne possède la propriété d'être inodore.
Je rappelle que la notion inodore signifie que cette substance ne laisse pas d'empreinte sur nos organes d'analyse sensorielle olfactive.

Le procédé DAVID, revendiqué pour la destruction des odeurs, repose sur la modification chimique de la molécule odorante qui est transformée en une autre molécule " inodore " et non toxique. On peut opposer cette nouvelle forme de " désodorisation ACTIVE " face aux autres procédés que nous qualifions " désodorisation PASSIVE " (masquages ou neutralisateurs d'odeurs).


Contrairement aux produits dont nous avons parlé plus haut, le procédé DAVID ne masque pas les odeurs, il utilise un produit qui agit directement sur leurs composants chimiques.
Composé d'un agent neutralisant, le principe actif du procédé DAVID transforme les substances organiques odorantes en substances organiques inodores. Le produit utilisé est inoffensif pour l'environnement, ils ne contient ni métaux lourds, ni autres substances toxiques et les produits de dégradation des odeurs ainsi obtenus sont parfaitement inodores et biodégradables.

Le procédé DAVID revendique l'absence de nécessité d'ajout de substance " parfumée ".


Le procédé DAVID combat efficacement les odeurs provenant de :

  • la décomposition thermique des substances organiques (papeteries, incinérateurs, fonderies) ;
  • la décomposition anaérobie des substances organiques (industries agro-alimentaires, station d'épuration, agriculture) ;
  • la décomposition anaérobie des produits d'origine animale (clos d'équarrissage, poissonneries, abattoirs) ; déjections animales (élevage, litières d'animaux domestiques) ;
  • odeurs domestiques (toilettes, cuisines, bac à graisse, tout à l'égout...).

 

LES PRINCIPAUX AVANTAGES DU PROCEDE "DAVID"

 


Domaine d'efficacité du procédé "DAVID"
Le procédé s'applique dans le domaine du traitement des odeurs générées par l'ensemble des dérivés soufrés du type Mercaptan et Hydrogène sulfuré (H2S).
Ces pollutions olfactives se rencontrent dans de nombreuses activités humaines ou industrielles.

 

Parfaite intégration dans un système classique de lavage des gaz sans autre installation particulière

Le procédé "DAVID" consiste en un lavage basique couplé avec une réaction chimique simultanée, destiné à capter puis à transformer le polluant en un composé inodore.
Le captage et la destruction par contact gaz/liquide sont effectués par la méthode classique à contre-courant dans des tours de lavage sur un ou plusieurs étages.
Pas de nécessité d'une installation spécifique : le procédé s'intègre sur des installations déjà existantes.

 

Larges possibilités d'utilisations en présence d'autres composés

Le captage et l'épuration par le procédé "DAVID", s'applique aussi bien dans le cas de gaz pur, en qualité de mercaptan ou d'H2S , qu'en mélange entre eux.
Ce procédé s'applique également au traitement de ces polluants soufrés associés à d'autres gaz: neutres (air, azote, gaz naturel, etc...), acides (chlorhydrique, etc...) ou basiques (ammoniac, amines, etc...).

 

Rendement et taux de conversion très élevés

Le réactif du procédé "DAVID" permet une forte amélioration du transfert de masse gaz/liquide.
Le taux de conversion de la réaction chimique est quantitatif pour une quantité de produit mise en oeuvre proche de la théorie. Les composés traités sont convertis à 100% en espèces biodégradables.

 

Sécurité et simplicité de la chimie du procédé

Cette réaction se réalise très rapidement sans condition particulière de température ou de pression.
La mise en oeuvre du réactif est sûre et commode, elle ne comporte pas les risques des oxydants et des dérivés chlorés couramment utilisés.

 

Le composé de transformation obtenu est stable chimiquement mais facilement biodégradable

L'effluent liquide obtenu est parfaitement inodore, limpide et incolore.
La grande stabilité chimique du composé organique formé rend impossible la génération d'une nouvelle pollution soufrée gazeuse par émission de sulfures volatils, lors d'une acidification.
La biodégradation est très rapide et le traitement bactériologique ne crée pas de nouvelle nuisance tant au niveau du réseau d'assainissement qu'au niveau de la station elle-même.

 

Le procédé "DAVID" permet de traiter d'autres effluents gazeux comme l'anhydride sulfureux (SO2) ainsi que certains oxydes d'azote dans les mêmes conditions

 

Le procédé "DAVID" permet de capter le dioxyde de carbone (CO2)
 

PRINCIPALES DEMONSTRATIONS DU PROCEDE DAVID"

 


INDUSTRIE PETROCHIMIQUE

Dépollution d'un flux gazeux provenant de la sortie d'une unité de traitement rejeté par une cheminée haute de 40 m.

 

COMPOSITION DE L'EFFLUENT GAZEUX POLLUANT A TRAITER:
Flux d'air d'un débit de 1.000 (N)m3/H.contenant:

  • Hydrogène sulfuré 5,7 mg/(N)m3 (0,168 m.mole)
  • Ethylmercaptan 125 mg/(N)m3 (2,016 m.mole)

MATERIEL PILOTE UTILISE POUR L'ESSAI:

  • Colonne d'absorption, hauteur: 3 m., surface de base: 0,28 m2 (diamètre 60 cm), garnissage à plateaux, dévésiculeur en sortie d'air.
  • Pompe de circulation des fluides réglable de 0 à 25 m3/H.
  • Vanne d'alimentation en effluent gazeux polluant réglable de 0 à 1000 m3/H.

CHARGE OPERATOIRE POUR LA DEMONSTRATION :

  • Eau : 400 L.
  • Potasse à 30%: 5 Kg
  • Réactif: 3,5 Kg

Le débit des gaz est fixé à 500 m3/H. et le débit de la pompe de circulation de la solution de lavage à 11 m3/H.


Photo d'une installation similaire

 

CONCLUSIONS DE LA DEMONSTRATION:


Cette installation pilote a permis une durée de fonctionnement de 10 heures pendant lesquelles des contrôles réguliers de l'efficacité ont vérifié l'absence des polluants en sortie de l'installation pilote.

 


STATION D'EPURATION URBAINE

L'efficacité du procédé "DAVID" a été testée sur une installation pilote branchée en sortie d'une unité de biodésodorisation d'une des plus importantes stations urbaines. Les polluants soufrés sont constitués d'hydrogène sulfuré (H2S) et de methylmercaptan (CH3SH).
Les essais se sont déroulés sur deux jours, les résultats ont été contrôlés par analyse de l'air toutes les 4 minutes en CPG détecteur FPD en isotherme à 60°. Les mesures de concentration en H2S et CH3SH ont été effectuées en entrée et en sortie du pilote de désodorisation.
Le tableau suivant récapitule les principales valeurs mesurées:

 
Entrée du pilote de désodorisation
Sortie du pilote après épuration par procédé "DAVID"
H2S en ppm
CH3SH en ppm
H2S en ppm
CH3SH en ppm
27,8
18,8
18
10
7,4
45
115,8
4,1
4,1
4,1
3,55
3,55
4
4,1
inférieur à la limite
de détection de
0,020 ppm
inférieur à la limite
de détection de
0,15 ppm

 

SECTEUR GRAND PUBLIC


Les sources d'émissions malodorantes dans le domaine ménager proviennent principalement des récepteurs des réseaux d'évacuation des eaux usées:

  • - Fosse septique.
  • - Fosse toutes eaux.
  • - Tout à l'égout

Les propriétés désodorisantes du procédé "DAVID" vis à vis des dérivés soufrés à l'origine des mauvaises odeurs sont mises en application dans le secteur grand public. Des propriétés détartrantes et déshydratantes en complètent avantageusement l'intérêt tout en préservant l'environnement grâce aux propriétés biodégradables du produit et des composés formés.
Les utilisations domestiques du procédé "DAVID" sont les suivantes:

 

  • Produit pur en solution ou en gel pour W-C 
    Cette utilisation permet un traitement d'entretien de nettoyage et de désodorisation.
    Pour en savoir plus

     
  • Produit en solution associe a la soude pour les sanitaires
    La combinaison du produit et de la soude confère des propriétés débouchantes et désodorisantes particulièrement efficaces pour les siphons et les canalisations de sanitaires (éviers, lavabos, baignoires, etc.). L'évacuation vers les récepteurs participe à la désodorisation de ces derniers.
    Pour en savoir plus

     
  • Produit pur ou en association avec un secheur d'humidité.
    Pur ou en association avec du chlorure de calcium en écaille, il permet l'assèchement et la désodorisation de locaux humides.
    Pour en savoir plus


Nous recherchons une entreprise dynamique pour la mise en oeuvre
et la commercialisation de ces produits ménagers

 

 

Ces applications décrites à titre d'exemples ne sont pas limitatives des possibilités de ce brevet.
Lire la suite

Bienvenue sur Innovalor

22 Février 2009

De la simple petite astuce à la découverte majeure votre innovation ne doit plus rester confidentielle.
Vous avez inventé un produit inédit ou une technique nouvelle et vous recherchez probablement des investisseurs, des industriels ou des distributeurs qui permettront une diffusion rapide de votre innovation sur les marchés internationaux.

Voir le site

Lire la suite