Jeudi 26 février 2009 4 26 02 2009 11:10
 


Le procédé DAVID est mis en oeuvre dans un processus de désodorisation physico-chimique consistant en un transfert de molécules gazeuses odorantes vers une phase liquide. Ce procédé se caractérise par un lavage chimique de l'air vicié à contre courant, à l'aide de solutions aqueuses alcalines, à l'intérieur de tours placées en série.
Ces tours sont garnies de matériau inerte qui favorise le contact gaz-liquide.
Suivant la nature du composé à éliminer, un agent neutralisant basique est ajouté à l'eau de lavage afin d'accélérer le transfert gaz-liquide, et ainsi augmenter l'efficacité du traitement. L'addition complémentaire d'un réactif spécifique contribue à son tour, non seulement à intensifier ce processus de transfert, mais aussi à régénérer les eaux de lavage en modifiant chimiquement les molécules absorbées qui possèdent la propriéré d'être inodores et biodégradables.

Le procédé DAVID permet de traiter des effluents gazeux très concentrés pouvant aller jusqu'à 100 mg/m3 de composés odorants. Très fiable, cette technique atteint des rendements épuratoires supérieurs à 99 % garantissant l'absence totale de nuisances olfactives.
Les caractéristiques d'un matériau inerte qui favorise le garnissage (nature, surface spécifique, volume, hauteur) sont calculées pour optimiser le temps de contact gaz-liquide et le transfert des molécules.

 

Comment fonctionne ce nouveau procédé ?

La présente invention s'est donné pour but de pourvoir à un procédé d'épuration d'effluents gazeux ou liquides contenant un ou plusieurs dérivés soufrés, tels que H2S, mercaptans ou SO2, qui élimine les inconvénients des solutions visant au même but proposées dans l'Art antérieur, notamment en ce que le procédé selon la présente invention permet un rendement d'épuration quantitatif de l'ordre de 100%, ne nécessite pas d'installation particulière (utilisation de n'importe quelle colonne de lavage de gaz, par exemple), et fournit un produit de substitution stable, biodégradable et non toxique.
La présente invention a pour objet un procédé d'épuration d'effluents (gazeux ou liquide) contenant des dérivés soufrés (H2S, alcoyl-mercaptan, SO2), caractérisé en ce qu'il comprend:


(A) l'alcalinisation de l'effluent à traiter à un pH > 9 en présence d'une base de formule générale M-OH dans laquelle M représente un métal alcalin, un métal alcalino-terreux, un agent de condensation entre la partie organique d'un réactif spécifique et le dérivé soufré ou un agent de transfert de phase et notamment un ammonium quaternaire ou un ligand.

(B) la mise en contact du produit obtenu en (A) avec un réactif organique spécifique désigné par Z-Réactif. Le principe des réactions chimiques sera schématisé comme suit:

  • - cas d'un mercaptan:
    R-SH + Z-Réactif + M-OH ----> R-S-Réactif + MZ + H2O
  • - cas de l'hydrogène sulfuré:
    H2S + 2 Z-Réactif + 2 M-OH ----> S-(Réactif)2 + 2 MZ + 2 H2O
  • - cas de l'anhydride sulfureux:
    SO2 + Z-Réactif + 2 M-OH ----> MSO3-Réactif + MZ + H2O

Selon un mode de mise en oeuvre avantageux du dit procédé, les étapes (A) et (B) sont réalisées simultanément.
Ce procédé de captage et de dépollution s'applique également au traitement simultané de plusieurs dérivés soufrés, éventuellement associés à d'autres gaz (acides ou autres).

 

Equipement nécessaire pour le procédé DAVID

Le procédé conforme à l'invention ne nécessite pas d'équipement spécifique particulier.
Habituellement, on utilise des laveurs en série; le traitement d'un mélange de polluants se fait en 2 ou 3 étages en série. Le plus souvent un étage de traitement acide pour l'élimination des composés azotés, suivi d'un étage de traitement basique oxydant ou de traitement oxydant suivi d'un traitement basique. Le nombre d'étage de lavages ou le type de la colonne sera déterminé en conséquence.


Le procédé conforme à l'invention permet d'obtenir un produit traité liquide absolument inodore et incolore qui peut être directement évacué vers un bassin d'auto-neutralisation d'une station d'épuration; de plus, l'acidification ne régénère pas de mercaptan, de SO2 ou d'hydrogène sulfuré.
Le traitement biologique en station d'épuration ne crée pas non plus de nouvelle nuisance, ni au niveau de la station elle-même, ni au niveau du réseau d'assainissement.
Les mesures DBO (Demande Biologique en Oxygène) et DCO (Demande Chimique en Oxygène) sont améliorées comparativement aux procédés de destruction oxydants classiques.
Par Philippe DAVID
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Jeudi 26 février 2009 4 26 02 2009 08:13

Captage du gaz carbonique - CO2

Le dioxyde de carbone (appelé de façon impropre : « gaz carbonique » (CO2) d'origine humaine est responsable d'un peu plus de 55% de l'effet de serre additionel dû à l'homme . Ce gaz comporte bien sûr des émissions naturelles (la respiration des animaux, une partie de la putréfaction, les incendies naturels..., mais elles sont compensées par des "puits de carbone" tout aussi importants (le refroidissement d'autres portions de l'eau océanique de surface, et la photosynthèse).

Le gaz carbonique généré par les activités humaines (on parle d'émissions anthropiques, c'est à dire provoquées par l'homme) provient pour l'essentiel de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), pour partie de certaines industries, enfin pour une part non négligeable de la déforestation, notamment en zone tropicale.

Le captage-stockage du CO2 est une solution de transition acceptable pour diminuer les rejets de gaz à effet de serre à l’atmosphère en attendant l’avènement de moyens de production nouveaux sans émissions de CO2.

Le procédé DAVID permet de piéger le gaz carbonique lors de la dépollution des effluents gazeux et s'applique également au traitement simultané de plusieurs dérivés soufrés, éventuellement associés à d'autres gaz (acides ou autres...).

Cette capture du gaz carbonique permet de capter le CO2 provenant notamment des installations de combustion. Il s'agit du captage en postcombustion qui présente l’avantage d’être le procédé le plus avancé aujourd’hui. Il consiste à séparer de façon sélective le CO2 des fumées de combustion. Il peut s'intégrer aux installations existantes sans trop de modifications.

L'avantage du procédé DAVID est de combiner le captage du CO2 avec la désodorisation des composés soufrés éventuellement présents dans les fumées.

D'autres procédés de captage mettent en oeuvre la cryogénie avec l'ammoniac, ou traitent les fumées dans un adsorbeur dans lequel elles sont mélangées à une amine liquide. La régénération du CO2 demande de nouveau de l'énergie avant de le transporter vers son point de stockage géologique final (puits ou nappe aquifère salée profonde).

Ces procédés sont consommateurs d'énergie supplémentaire pour ne donner aucune "valeur ajoutée" au CO2 récupéré.

Le procédé DAVID a l'avantage de transformer le CO2 en carbonates. Ces carbonates seront les précurseurs de la chaîne de fabrication du ciment soit par vois sèche, soit par voie humide. ( Voir la fabrication du ciment).

En conclusion

le procédé" DAVID" s'applique dans le domaine du traitement des odeurs générées par l'ensemble des dérivés soufrés du type Mercaptan et Hydrogène sulfuré (H2S). Ces pollutions olfactives se rencontrent dans de nombreuses activités humaines ou industrielles.

Ce procédé s'applique également au traitement de ces polluants soufrés associés à d'autres gaz: neutres (air, azote, gaz naturel, etc...), acides (chlorhydrique, etc...) ou basiques (ammoniac, amines, etc...), anhydride sulfureux et certains oxydes d'azote.

Le procédé "DAVID" permet de traiter les émissions de dioyde de carbone (CO2) valorisable dans la fabrication du ciment.


Le procédé permet aussi de traiter d'autres effluents gazeux comme l'anhydride sulfureux (SO2) ainsi que certains oxydes d'azote dans les mêmes conditions.

Par Philippe DAVID
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Mardi 24 février 2009 2 24 02 2009 10:37

 

Écologique et durable

Le bois est reconnu pour sa grande durabilité face au temps.
Il suffit de voir les constructions centenaires comme les maisons en colombage en Normandie ou en Alsace dont le bois a joué en très grande partie dans leur longévité et résistance face aux années.
En plus d’être recyclable et biodégradable, le bois et aussi une source d’énergie grâce à sa combustion.

 

Matériau peu énergétivore

La transformation des matériaux utilisés dans la construction d’une maison en bois ne nécessite que peu d’énergie. En effet, la fabrication d’une maison en bois est 10 fois moins énergétivore que celle d’une maison dite « conventionnelle ».
La construction d'une maison bois ne génére que peu de déchets en comparaison avec la construction d'une maison traditionnelle et de plus ces déchets sont facilement valorisables.

 

Le bois face au CO2, gaz à effet de serre

Pendant la fabrication des matériaux utilisés dans l’élaboration de n’importe quelle habitation, de l’énergie est consommée mais surtout de la pollution est libérée dans l’atmosphère sous forme principalement de CO2.
Dépendamment des matériaux transformés, la quantité de CO2 produite diffère. Le bois peut offrir une réduction de moitié de la quantité de CO2 relâchée dans l’atmosphère.
En outre, le bois a une capacité de stockage de CO2 importante ce qui permet de limiter son dégagement.

 

La maison en bois massif empilé ou fustes

Construction traditionnelle en Europe de l'Est, elle est constituée de murs en bois massif montés par empilement de rondins (finition lisse) ou de fustes (finition rustique).
La structure porteuse de la maison est constituée de poteaux et de poutres généralement en rondins, assemblés rigidement entre eux ce qui lui donne une grande indéformabilité.
Entre ces éléments porteurs sont insérés des baies vitrées qui, lorsqu'elles sont fixes, peuvent être installées sans recourir à une menuiserie intermédiaire, ou des éléments de murs qui peuvent être constitués d'une ossature bois ou d'un empilage de madriers.La construction peut se faire « sur site », mais gagne énormément en précision et en fiabilité à être réalisée en atelier.
Ce type de construction permet de réaliser de grandes portées préservant de grands volumes libres et des façades très ouvertes.
La maison en fustes est la technique de construction qui s’adapte le mieux à la plupart des styles régionaux. C’est donc la plus répandue.
Cette technique de construction permet également une préfabrication de murs complets en usine, à l'abri des intempéries. L'achèvement du clos-couvert peut être obtenu en quelques jours seulement, car il n'y a pas de temps de séchage.
Le bois exposé aux rayons solaires et aux éléments prendra une teinte grise avec le temps, mais ne perdra rien de ses qualités mécaniques.

 

Une grande liberté de finition intérieure

Les parois internes des murs peuvent être laissées brutes.
La tendance à mieux isoler les maisons conduit de plus en plus à doubler cette ossature d'une isolation périphérique intérieure en matériau isolant lourd (type fibre de bois par exemple), offrant de multiples possibilités de finitions, qui améliore l'isolation (peinture, papier peint…), procurant un meilleur déphasage thermique au bénéfice du confort d'été et supprime tous les ponts thermiques imputables à l'ossature bois. De fait, le doublage intérieur séduit les adeptes d’une présence modérée du bois.


Utiliser l'inertie

L’importante épaisseur de bois massif offre une excellente inertie. C’est pourquoi cette technique de construction bois est très répandue dans les pays nord-américains ou dans les régions montagneuses de l’Europe.
Cela permet aux occupants de profiter pleinement de la présence chaleureuse du bois, pour longtemps. Les essences les plus fréquemment utilisées pour cet type de construction sont le mélèze, l'épicéa, le red cedar, le pin sylvestre et le douglas.

Par Philippe DAVID
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Dimanche 22 février 2009 7 22 02 2009 17:13

Le système olfactif

Le système olfactif apporte des informations sur un environnement chimique. Participant à la localisation d'aliments potentiels, à l'identification de congénères, ou à l'établissement de relations de communication aux conséquences importantes sur l'organisation sociale, les informations olfactives contrôlent de nombreux comportements.
Le support d'information n'est pas une grandeur physique, comme la longueur d'onde électromagnétique pour la vision, ou les variations fréquentielles de la pression pour l'audition, mais une conformation particulière, physico-chimique, de l'énergie, portée par des produits chimiques volatils: les odorants.
Nous baignons la plupart du temps dans un nuage complexe de molécules volatiles. Notre système olfactif doit donc en extraire des informations. Pour ce faire, on peut considérer qu'il fait jouer deux fonctions: discrimination et identification.
La fonction de discrimination permet l'extraction de signaux dans un bruit de fond et la distinction des signaux entre eux.
La fonction d'identification réalise quant à elle une reconnaissance de ces signaux, les confrontant à des informations stockées, attribuant ainsi une signification au stimulus.
L'ensemble de ces fonctions qui conduisent à la perception olfactive repose sur des mécanismes physiologiques qui sont la réception des molécules odorantes et la mémoire olfactive.
La sensation d'odeur est créée par les récepteurs olfactifs situés à la partie supérieure de chaque fosse nasale, reliés au bulbe olfactif cérébral à travers la lame criblée.
L'olfaction est le seul sens pour lequel les neurones sont exposés directement sur l'environnement extérieur sans aucune protection contre les agressions de certaines substances.



La perception des odeurs

La perception d'une odeur résulte d'un stimulus très rapide, presque instantané, qui comporte plusieurs informations parmi lesquelles, l'intensité et la qualité de l'odeur.
Au niveau de l'intensité, notre odorat se comporte comme pour la notion de chaud et de froid. L'intensité du signal est importante au début de la perception puis baisse progressivement avec l'adaptation.
Sur le plan qualitatif, notre odorat fonctionne comme pour la notion de goût. Nous pouvons reconnaître, apprécier et classer la qualité d'une odeur.



Variations de la perception olfactive

La capacité olfactive est plus forte le matin et la réceptivité aux odeurs varie d'un individu à l'autre. Cependant, il est notoire que les femmes ont un meilleur odorat que les hommes et que les non fumeurs sont plus sensibles que les fumeurs. A partir de 60 ans, s'amorce une baisse de la sensation, de la discrimination et de l'identification des odeurs.
Plus de la moitié des personnes de plus de 80 ans ont un mauvais odorat parmi lesquels 25 % des sujets ne sentent plus rien.
La perception olfactive est influencée, chez la femme, par les hormones sexuelles. Elle est augmentée lors de l'ovulation et au début de la grossesse. Par contre, une baisse de son odorat est observée en cours de menstruation, en fin de grossesse, et après la ménopause.

L'odorat connaît aussi des faiblesses. Certaines personnes sentent, par exemple, une odeur à la place d'une autre (dysosmie) ou encore identifient une odeur qui n'existe pas (phantosmie).
Le trouble le plus pénible reste la perte d'odorat (anosmie). Les causes les plus fréquentes résultent d'un traumatisme crânien avec destruction du nerf olfactif, d'infections nasales (rhinites chroniques, polypes) ou de la maladie d'Alzheimer au cours de laquelle la "lecture" des odeurs par le cerveau devient impossible.
Loin d'être un sens mineur, l'odorat est une fenêtre sur l'extérieur qui permet d'intérioriser le monde, de se souvenir et d'être en relation avec les autres.
Les anosmiques ne possèdent plus la capacité d'alerte vis à vis des dangers de leur environnement. L'odeur de brûlé, de gaz ou encore de nourriture avariée sont autant de signaux d'alerte qui leur échappent. Ils doivent compenser cette défaillance en redoublant de prudence.

 

Les mauvaises odeurs

L'odorat humain, bien que moins sensible que celui d'autres mammifères, est une source d'informations sur les substances chimiques de l'environnement.
Le nez humain est capable de reconnaître jusqu'à 4.000 odeurs à des concentrations très faibles en molécules odorantes. Les techniques analytiques ne parviennent pas toujours à atteindre un tel seuil de détection. Nous pouvons, à titre d'exemple détecter détecter l'hydrogène sulfuré à une teneur dix mille fois plus faible que la concentration toxique.

Les mauvaises odeurs contribuent souvent à l’inquiétude de la population quant à la qualité de l’air et influent sur leur style de vie. Parce que les odeurs sont facilement détectables, elles sont le principal motif de plaintes.
Parmi les contaminants de l’air, les odeurs sont les plus difficiles à gérer, du fait de la subjectivité inhérente à la mesure et à la définition de ce qui constituerait un seuil olfactif inacceptable. Les contaminants de l’air possédant une odeur désagréable sont bien plus souvent gênants que toxiques ou nocifs.
Les mauvaises odeurs ont un impact réel sur le mode de vie et le bien-être des gens, du simple fait qu’elles sont agaçantes, désagréables ou sources de complications.
Les contaminants odorants qui ont un effet nocif sur la santé ou qui ont des conséquences nuisibles autres qu’une simple gêne sont gérés selon les critères relatifs à la qualité de l’air ambiant. La concentration maximale acceptable de certains contaminants spécifiques de l’environnement sont définies réglementairement.
La Loi sur l’Air, (dite Loi Lepage) 96-1236 du 30/12/1996: SURVEILLANCE, INFORMATION, OBJECTIFS DE QUALITE DE L'AIR, SEUILS D'ALERTE ET VALEURS LIMITES, fixe des dispositions de surveillance de la qualité de l'air et de ses effets sur la santé et sur l'environnement
- objectifs de qualité, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement, à atteindre dans une période donnée ;
- seuils d'alerte, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l'environnement à partir duquel des mesures d'urgence doivent être prises ;
- valeurs limites, un niveau maximal de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement.

 

Reconnaître une substance par son odeur

Le vocabulaire humain ne permet pas de nommer avec précision une odeur comme il est possible de le faire pour décrire une couleur. Par contre notre mémoire nous permet d'associer une odeur à une situation vécue ou à un événement particulièrement marquant.
Voici quelques substances chimiques remarquables que nous avons coutume d'associer à un nom d'odeur.

 
hydrogène sulfuré
oeuf pourri
 
 
methylmercaptan
choux
 
 
ethylmercaptan
choux en décomposition
 
  allylmercaptan ail  
 
ammoniac
très piquante, irritante
 
 
méthylamine
poisson en décomposition
 
 
indole, scatole
excrément
 
 
cadavérine
viande en décomposition
 
 
acide acétique
vinaigre
 
 
acide butyrique
beurre rance
 
 
acide valérique
sueur, transpiration
 
 
formaldéhyde
acre, suffocante
 
 
acétaldéhyde
fruit, pomme
 
 
acétone
fruit doux
 
  dimethylsulfure légumes en décomposition  
  thiolane gaz (produit d'odorisation du gaz)  

 

Les "nez" professionnels

Pour mesurer une odeur, le meilleur instrument reste encore le nez dont les muqueuses olfactives sont un capteur réellement fiable. La sensation olfactive variant d'un individu à l'autre, cette méthode est limitée. Si certains riverains parlent «d'odeur incommodante» pour des émanations d'entreprises de torréfaction de café, d'autres évoquent plutôt un arôme agréable.
Cependant, ce n'est qu'à partir de mesures olfactométriques humaines qu'un bilan des émissions d'odeurs peut être dressé et que la conformité des rejets industriels peut être contrôlée. Une odeur se compose de nombreuses substances chimiques volatiles.
Les mauvaises odeurs générées par des activités industrielles comportent entre 200 et 800 principes actifs différentes. Les plus fréquentes sont des molécules soufrées à l'odeur d'œuf pourri, les molécules azotées qui sentent l'ammoniaque et enfin les acides, cétones et aldéhydes, à l'odeur âcre et rance.
L'olfactométrie permet de quantifier la concentration d'un mélange odorant et d'en déterminer une intensité.
Le résultat des quantifications s'effectue par traitement statistique des réponses d'un jury d'au moins six personnes auquel on présente l'air récolté en un point d'émission sur un site industriel.
Le gaz malodorant est prélevé à la source, une cheminée par exemple, et conditionné dans des baudruches étanches en plastique. Dans un laboratoire, l'échantillon est ensuite branché sur un olfactomètre. A l'intérieur de l'appareil, le gaz subit des dilutions successives avec un air de référence inodore. Les différentes dilutions sont ensuite présentées à chacun des "nez" qui détermine sa propre limite de détection de l'odeur. Le seuil de détection d'une odeur est donc la concentration de substance pour laquelle 50% des "renifleurs" n'ont plus de perception de l'odeur.
Les résultats sont exprimés en unité d'odeur. Par exemple, 100 unités d'odeur représente la concentration d'un gaz odorant pour laquelle il a fallu le diluer 100 fois pour que la moitié des membres du jury ne sente plus rien. Jusqu'à 1500 unités d'odeur mesurées au point d'émission, il n'existe aucune gêne pour les riverains.

 
Par Philippe DAVID
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Dimanche 22 février 2009 7 22 02 2009 17:06

D'ou vient l'eau de Javel ?

On doit la découverte des hypochlorites au Comte Claude, Louis BERTHOLLET (1748-1822) - Chimiste français, médecin de formation. Il mit au point l'eau de Javel en 1789 pour les lavandières des bords de Seine à Javel, petit village aux portes de Paris à l'époque.
L'eau de Javel est composée d'une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium de formule NaOCl. Sa concentration s'exprime en degrés chlorométriques (°Chl). On trouve dans le commerce des solutions prêtes à l'emploi de 10 à 15 °Chl et de l'eau de Javel concentrée à 47 °Chl à utiliser en dilution.
Ces produits peuvent également contenir des détergents et des parfums. L'eau de Javel a des propriétés détachantes, blanchissantes, désinfectantes et désodorisantes. En qualité de biocide, elle est active à l'égard des bactéries, des virus, des champignons et des algues. Elle est utilisée dans les toilettes, les sanitaires, les poubelles, sur les sols, mais également en rinçage de lessive.

 

L'utilisation intensive d'eau de Javel est-elle justifiée ?

Influencés par la publicité, nous nous efforçons de tout désinfecter, nettoyer aujourd'hui ne suffit plus! La chasse aux microbes est devenue une véritable obsession. Il faut traquer poussières, bactéries et virus à grand renfort d'eau de Javel et maintenant, nec plus ultra, sur des airs de lavande et autres senteurs vivifiantes. La gamme des produits d'entretien s'est élargie avec les produits "2 en 1": Ces détergents qui cumulent une action nettoyante et une action désinfectante grâce à l'adjonction d'eau de Javel.
Nous sommes en passe de devenir des "Javelmaniaques".
Il est grand temps de revenir à une utilisation raisonnable de l'eau de Javel. Une désinfection ponctuelle ou un bon vieux rinçage pour blanchir les torchons, tout cela reste dans le concevable.
Pourchasser et traquer tous les microbes n'est pas seulement inutile, c'est aussi nuisible pour l'environnement voir même dangereux pour la santé.
Industriellement, l'utilisation massive d'eau de Javel, que ce soit pour les traitements de désodorisation, les traitements des eaux ou autres procédés de désinfection utilisés dans les piscines par exemple, ne va pas tarder à devenir un problème de société.
Qui se souvient des jadis bienfaits de l'ozone, devenu aujourd'hui indésirable?...
N'en sera-t-il pas bientôt de même pour cette bonne vieille eau de Javel?

 

Que peut-on reprocher à l'eau de Javel ?

L'eau de Javel contient du chlore très facilement libérable (labile pour les chimistes). Lors de son utilisation puis de son rejet avec les eaux usées, le chlore libéré se combinera facilement avec certaines molécules organiques pour former des "organochlorés", composés toxiques, persistants et qui peuvent donc avoir un effet cumulatif dans les chaînes alimentaires. Certains d'entre eux sont cancérigènes et/ou mutagènes.
Si les eaux usées sont évacuées vers une fosse septique, l'apport régulier d'eau de Javel peut compromettre les équilibres biologiques de la fosse et donc son bon fonctionnement.
Le stockage et l'utilisation d'eau de Javel à la maison comportent des risques. En effet, ce produit est souvent à l'origine d'accidents domestiques.
Utilisée en mélange avec des produits d'entretien contenant un acide (détartrant, nettoyant pour sanitaires, antirouille, ...), causera instantanément un dégagement de chlore gazeux qui provoquera des effets désastreux tels que l'irritation des muqueuses et des yeux, des maux de tête, des nausées, ... Cela peut aller jusqu'au développement d'un œdème pulmonaire très grave avec risque de complications infectieuses.
Si l'eau de Javel entre en contact avec de l'ammoniaque, c'est un ensemble gazeux constitué de mono, di et tri chloramine qui se formera et qui risquera de provoquer un oedème aigu du poumon immédiat ou retardé nécessitant une hospitalisation.
La monochloramine est classée comme substance pouvant être cancérogène pour l'humain en raison de la prise en considération des divers facteurs: effets immunotoxiques possibles chez les rats, méthémoglobinémie et hémolyse chez des patients dialysés, augmentation des niveaux d'apoliprotéine B du plasma chez l'homme, etc.
Des effets mutagènes sont rapportés dans des études sur le rat.
L'essentiel de la pollution dans l'atmosphère des halls de piscines est dû aux chloramines et plus particulièrement à la trichloramine ou trichlorure d'azote (NCl3), formées par les réactions des composés azotés provenant des polluants apportés par les nageurs (urines, sueurs, cosmétiques) avec les composés chlorés utilisés pour la désinfection des eaux.
L'évaluation du risque chimique et sa maîtrise ultérieure se basent sur les données de la métrologie atmosphérique. La valeur limite de "confort " pour laquelle on n'enregistre généralement pas de plainte des salariés vis à vis des effets irritants oculaires et respiratoires est de 0,5 mg/m³ en équivalent NCl3.
Il n'existe pas à ce jour de valeur limite d'exposition (VLE).
Les centres Antipoison relatent de nombreux accidents dus à l'eau de Javel dont les victimes sont des enfants qui ont ingéré, par mégarde, de l'eau de Javel. Heureusement, ces accidents sont rarement mortels.

 

Quelques conseils

  • Pour l'entretien de la maison évitons l'utilisation d'eau de Javel. Un nettoyage régulier des pièces d'habitation suffit généralement (y compris pour les W-C). Mieux vaut dépoussiérer et nettoyer régulièrement avec de l'eau chaude et un bon détergent que de décrasser et désinfecter une fois de temps en temps à l'eau de Javel.
  • Pour enlever une tache sur un vêtement, des produits non chlorés existent dans le commerce qui agissent aussi bien sans risque pour l'environnement et qui ne provoquent pas de décoloration des textiles.
  • Si une désinfection ponctuelle s'avère nécessaire, ne jamais mélanger l'eau de Javel à d'autres produits d'entretien (ammoniaque, détartrant pour W-C, ou tout autre acide, ...): ne pas les utiliser simultanément.
    Faire un rinçage abondant entre chaque produit en cas d'utilisation l'un après l'autre. Attention, verser de l'eau de Javel dans une cuvette de W-C ou dans une litière à chats où subsiste de l'urine peut être dangereux (risque de dégagement gazeux d'ammoniac).
    ce produit doit être rangé hors de portée des enfants.
  • Acheter un produit dilué plutôt qu'un produit concentré. En effet, les produits concentrés sont toujours plus agressifs en cas d'accident.
    En cas d'accident par l'eau de Javel, contacter le Centre Antipoison le plus proche appeler et un médecin.
  • En cas de contact oculaire, effectuer un rinçage immédiat à l'eau courante sous faible pression pendant au moins 15 minutes et consulter un médecin.

 

Hypochlorite de sodium (eau de javel) NaOCl
Phrases R
R31 Au contact d'un acide, dégage un gaz toxique.
R34 Provoque des brûlures.

Phrases S
S28 Après contact avec la peau, se laver immédiatement et abondamment avec (produits appropriés à indiquer par le fabricant).
S45 En cas d'accident ou de malaise consulter immédiatement un médecin (si possible lui montrer l'étiquette).

 

Par Philippe DAVID
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